L’intersyndicale CFDT-HTR, CGT-HPE et CGC Innova dénonce le plan de « sauvegarde de l’emploi » au rabais présenté par la direction de l’hôtel LUTETIA pendant la fermeture de 3 ans pour travaux qui devraient démarrer, selon la direction, fin avril 2014.

 Le LUTETIA était un des établissements hôteliers parisiens de prestige à ne pas avoir encore fait de grands travaux contrairement à ses principaux concurrents.

 La direction du LUTETIA compte bien à travers ce grand chantier pouvoir sauvegarder la compétitivité de l’entreprise et procéder à une remise aux normes en matière de sécurité et d’accessibilité.

 Au-delà du projet technique, il est important et primordial  pour l’intersyndicale  de se concentrer également sur le projet social.

 Que vont devenir les 211 salariés de cet illustre et renommé établissement parisien ? Ils sont invités à quitter l’entreprise tout simplement et cela, quels que soient leur ancienneté et leur âge.

 La direction a présenté aux partenaires sociaux  un  PSE inacceptable qui n’offre que  trois options pour les salariés.

 La première, accepter la suspension de son contrat de travail pendant la période de fermeture, avec un maintien partiel de la rémunération d’un maximum de 12% du salaire brut par mois.

 La deuxième, l’incitation au départ volontaire dans le cadre d’une création d’entreprise ou une reprise d’emploi avec le versement des seules indemnités légales (1/5 de mois par année d’ancienneté + 2/15 au-delà de 10 ans) majorée de 15% !

 La troisième, en cas de refus des deux premières propositions, le licenciement sec avec les seules indemnités conventionnelles.

 À ce jour les négociations sont bloquées, et la direction du LUTETIA pour qui le mot « sauvegarde » ne s’accorde qu’avec compétitivité n’entend pas mettre les moyens financiers pour maintenir l’emploi, comme l’ont fait les directions du GRAND HOTEL, du MEURICE, du PRINCE de GALLES et tout récemment du CRILLON, surtout pour les salariés les plus fragilisés.

 L’ensemble des salariés de l’hôtel LUTETIA  sont mobilisés et ont débrayé à plus de 100 ce jeudi 10 octobre de 11h à 15h.

 Les revendications des salariés et de l’intersyndicale :

 –              pour les salariés souhaitant garder leur emploi, maintien des salaires à 100% pendant les 3 années de travaux en utilisant le dispositif des APLD largement étendu par l’Etat, avec possibilités de détachements dans d’autres établissements hôteliers de luxe et formations qualifiantes

 –              Pour d’autres, ce sera l’occasion de se lancer dans une création ou reprise d’entreprise ou même dans le bénévolat associatif qui est aussi une forme de valorisation humaine : versement des 36 mois de salaires en une fois après validation du projet, avec option de retour à lever avant la réouverture.

 –              Pour d’autres encore, ce sera l’occasion d’aller voir ailleurs. Indemnité de départ volontaire fixée à 3 mois de salaire par année d’ancienneté.

 Le groupe  israélien ALROV qui annonce chaque année des bénéfices colossaux a les moyens d’investir dans le volet social de cette fermeture.

 NOUVEAU RASSEMBLEMENT DEVANT L’HOTEL LUTETIA : VENDREDI 11 OCTOBRE 2013 à 15H30