Si je savais mettre un coup de pied dans un ballon !
Alors que son propriétaire, Mohamed Al Fayed, défraie la chronique par le biais de son équipe de football (Fulham), le destin réservé à son équipe parisien de l’Hôtel Ritz passe sous silence : l’ensemble du personnel est visé par une manœuvre de destitution.
L’hôtel Ritz vient de signifier aux organisations syndicales, la dénonciation de tous les « accords d’entreprise, usages et engagements unilatéraux en vigueur à ce jour au Ritz Paris ».
Cette dénonciation est soumise à un préavis de 3 mois, puis à un délai de survivance d’un an durant lequel des accords de substitution doivent être trouvés.
Dans les palaces plus qu’ailleurs, la perfection du service commande un professionnalisme hors pair. L’épanouissement du personnel en est une composante incontestable et ne s’obtiendra ni au minimum conventionnel ni en imposant des conditions d’emploi de seconde zone.
Alors que l’activité des autres hôtels de luxe renoue avec la croissance, les difficultés économiques évoquées pour justifier ces mesures sont difficilement vérifiables au Ritz du fait de la domiciliation londonienne de la société de gestion.
Cette annonce suit de près celle du transfert du personnel du Club Ritz à un nouvel employeur dans le cadre d’une location-gérance.
L’équipe CFDT s’organise pour jouer la défense des acquis du personnel.