Le Comité d’Entreprise de l’Hôtel Ritz est consulté au sujet d’un projet de restructuration et de licenciements économiques. Les moyens mis en œuvre sont ceux d’un projet de licenciement économique de moins de 10 salariés alors qu’il suit une mise en location-gérance avec transfert de 11 salariés. Il fait état de travaux de rénovation importants dont certains sont programmés au premier semestre 2005 ainsi que d’autres projets d’externalisation des emplois. Selon radio moquette, les femmes de chambre, la restauration, les fleuristes et la blanchisserie seraient concernés. Ces moyens sont donc insuffisants.
De même que l’argumentation économique laisse apparaître une politique commerciale inadaptée, c’est l’incapacité de la direction à mettre en œuvre sa politique sociale par la négociation qui semble motiver ce projet davantage qu’une préoccupation économique réelle.

Dès son préambule, plane une menace sur les emplois restants et les explications du contexte social confèrent un caractère revanchard au projet. Les arguments économiques sont peu développés et nulle part démonstration n’est faite que les mesures envisagées permettront de sauvegarder les emplois restants.
Les comparaisons avec la performance des hôtels concurrents démontrent soit que le palace de la Place Vendôme est dans la moyenne du secteur – et donc pas plus susceptible de licencier que les autres – soit que le chiffre fourni est faux.
Aucune évaluation économique ou sociale de la dénonciation de l’ensemble des accords d’entreprise, avantages acquis et usages en vigueur dans l’entreprise n’est effectuée.
Enfin, le document compare les résultats économiques de l’exercice 2000, (connu dans le secteur hôtelier, pour avoir été le meilleur de la dernière décennie) avec ceux de 2003 mais aucun élément n’est fourni concernant l’évolution des effectifs et de l’emploi entre ces deux dates. Il est difficile de croire qu’aucun ajustement à l’activité n’a eu lieu.
La CFDT s’opposera donc à ce projet.