Face à la pénurie de main d’oeuvre qualifiée, certaines branches professionnelles prennent les devants pour tenter de fidéliser leurs salariés en leur proposant des garanties sociales nouvelles. C’est le cas de l’hôtellerie de plein air.

Prévoyance
L’accord de prévoyance a été étendu fin juillet et s’applique désormais à l’ensemble des employeurs de la branche professionnelle de l’hôtellerie de plein air et des terrains de camping. L’accord couvre les « gros risques » avec un capital et une rente éducation en cas de décès du salarié, une indemnisation en cas d’invalidité ou d’incapacité permanente ainsi que des indemnités journalières en cas de maladie. La consommation courante (médicaments et frais de consultation, etc.) n’est pas prévue laissant le choix aux salariés qui sont souvent couverts par les régimes des conjoints ou à titre privé.
Là où l’accord innove, c’est par la garantie décès qui couvre, sous certaines conditions, les saisonniers de la branche même durant l’intersaison lorsqu’ils ne sont plus à l’effectif d’une entreprise.
Le financement du régime est pris en charge à 50% par les employeurs et le salarié aura à charge, une part équivalente à 0,5% du salaire brut mensuel.
Cet accord peut être lu en intégralité ici.
Chèques vacances
En cours de négociation, cet accord prévoit pour les salariés des entreprises de la branche de moins de 50 salariés (et donc ne pouvant bénéficier d’un Comité d’Enteprise), la possibilité d’ouvrir, chaque année, un plan d’épargne vacances sur lequel ils pourront verser entre 2% et 20% du SMIC mensuel brut pendant une durée de 4 à 12 mois. Le montant de leur épargne sera restitué sous forme de chèques-vacances. L’employeur abondera (ie. versera un complément à) ce montant d’une somme équivalente au minimum à 20% et au maximum à 80% avec un plafond de 30% du SMIC brut mensuel par an (346 € à ce jour). Cet abondement sera modulé de manière à favoriser les bas salaires.
Le dispositif est en cours de finalisation et devrait entrer en vigueur au début de l’année prochaine.