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Portant sur 38% du parc hôtelier national, l’étude annuelle du cabinet KPMG, une référence du secteur avec une longévité de 30 ans confirme l’excellente santé économique du secteur et prédit une croissance soutenue jusqu’en 2010 au moins.
Les taux d’occupation atteignent des records jamais vus depuis les attentats du 11 septembre 2001. Dans le haut de gamme, le TO est de 69% en 2006 contre 69,4% en 2001, une hausse de 5 points depuis 2005. Le revenu moyen par chambre disponible (le RevPar), l’indicateur de référence des hôteliers, s’est accru de 10% en 2006 pour les 4 étoiles atteignant 242,70 € contre 219,40 € en 2001. Le RevPar des deux étoiles a connu une hausse de 8,2% entre 2005 et 2006.
Seul le secteur  » très économique  » des 0 et 1 étoiles connaîtrait une stagnation de son TO et de son RevPar, à relativiser selon KPMG par l’accroissement des capacités de ce secteur sur la même période.
Les injections massives de subventions par les contribuables français, sont-elles justifiées dans ce contexte ? Car, à l’évidence, les richesses générées par cette croissance comme le produit des aides fiscales bénéficient à l’actionnaire et peut être au touriste étranger mais pas au salarié français comme le gouvernement et les organisations patronales l’affirment.