Quand des acquis concernant 800 000 salariés sont sacrifiés pour protéger des mandats électoraux obtenus dans les grands groupes, il est temps de voter pour un syndicat socialement responsable : la CFDT !

La séance de négociations de la branche HCR, qui s’est déroulée le 30 novembre jusqu’à l’aube a permis d’obtenir un maximum de concessions de la part des employeurs, grâce à la CFDT et à la CGC.
Trois syndicats de salariés ont quitté la salle 45 minutes avant la fin pour capter les oreilles des journalistes à moitié endormis trainant dans les couloirs ! C’est ainsi que nous avons pu lire et entendre dès le 1er décembre, que la CFDT et la CGC, minoritaires, avaient signé un accord avec les employeurs ; que les autres, majoritaires, allaient « formuler leur droit d’opposition » à cet accord.
En réalité, aucun texte n’a été signé. Un délai de réflexion de huit jours avait été décidé (puis prolongé), période durant laquelle la CFDT consultait ses adhérents.
Finalement, le 15 décembre, ces 3 organisations reviennent signer un texte quasiment identique (voir cet article). Pourquoi donc avoir bloqué des négociations et coûté 6 mois d’augmentation aux salariés de la branche ?

Le « Médiajacking », un remède à la loi de représentativité syndicale

Selon la presse, ils seraient majoritaires. Mais seulement dans le sens où ils regroupent trois sigles. Car le terme est hautement contestable en ce qui concerne ces syndicats quand il s’agit du nombre d’adhérents ou de représentants dans la branche HCR. Selon la nouvelle loi sur la représentativité, l’un d’entre eux risque sa disparition pure et simple !
Contrairement à la CFDT, qui a choisi de faire avancer les droits des 800 000 salariés et de ses nombreux adhérents de l’hôtellerie-restauration indépendante, ils sont surtout présents dans les grands groupes.
Et devinez quoi ? Il y a des élections professionnelles en vue !
D’où la recherche de propos démagogiques pouvant faire illusion dans les grands groupes où les autres points non négligeables du projet d’accord, comme le régime de prévoyance/santé, les jours fériés compensés, les salaires négociés lors des NAO (négociations annuelles obligatoires) sont déjà en place.
D’où ce « médiajacking » pour booster sans effort militant, des étiquettes à la représentativité souffrante.
Par exemple, dans le groupe Accor, les Novotel, Mercure, Pullman élisent leurs représentants dès le mois de janvier ! D’autres chaînes suivent.
Souvenez-vous-en ! Voter CFDT, c’est soutenir un syndicalisme socialement responsable !