Depuis octobre 2002, une page de publicité à l’adresse prince-de-galles.com faisait part de l’engagement de la CFDT aux côtés des salariés de ce palace parisien. La direction de l’hôtel ne s’est jamais préoccupée de son image sur internet. On peut même le trouver associé à des sites tels que « cheephotels » (jeu de mot anglais pour « pas cher, bradé »).
En interne, notre délégué syndical participe au dialogue social d’une qualité conforme aux normes de la profession.
Surprise donc de recevoir de la part d’un cabinet d’avocats international, une lettre extrêmement menaçante nous invitant à déguerpir de cette adresse web sous peine d’un procès retentissant. Soi-disant, la direction, en voulant réserver ce nom de domaine elle-même, aurait « découvert » qu’il était déjà réservé. Alors qu’elle n’a toujours pas protégé ni les autres possibilités d’orthographier le nom ni les autres extensions.
En guise de réponse, le syndicat oppose un refus de céder à la menace et une indication que le dialogue social habituel pouvait résoudre cette situation.
Sur ce, le cabinet d’avocats propose une transaction. Sans doute voulant étoffer son argumentation en droit, l’offre s’est révélée être un piège.
En effet, la prochaine nouvelle est une convocation en référé au Tribunal de Grande Instance dans laquelle le cabinet retourne le propos afin de démontrer au juge que notre action avait pour but de monnayer le nom de domaine.
Gonflé ! Mais l’évolution de la jurisprudence et en particulier, les dispositions de la LEN (Loi sur l’économie numérique ; celle qui permet aux majors du disque de montrer leur majeur aux internautes !) incitent à « un retrait tactique ». Notre tract électronique n’existe donc plus.
Mais bientôt, cfdt-prince-de-galles.com réapparaîtra !