Espoirs déçus. Après la présentation, début juillet, d’un relevé de conclusions inacceptable en l’état, la dernière réunion du 13 juillet n’a pas permis d’évolution satisfaisante des propositions patronales. La CFDT, tout comme la CGT, n’a donc pas signé l’accord sur le temps de travail dans les Hôtels-Cafés-Restaurants. La CFE-CGC, la CFTC, et FO l’ont ratifié.
« Les chambres patronales ont tout fait pour que la CFDT ne signe pas», déplore Johanny Ramos, secrétaire national à la Fédération des Services. Exemple : la sixième semaine de congés payés. Le relevé de conclusions excluait les temps partiels de cette mesure. Le patronat a fini par les intégrer, mais en repoussant l’application à juin 2005. Inacceptable pour la CFDT. Autre point de désaccord : « Il n’y a aucune augmentation de la grille salariale, sauf pour les cadres ». La fédération avait également présenté un document destiné à mieux contrôler les heures de travail. Il permettait ainsi de lutter contre le travail clandestin. Le patronat n’a pas voulu en entendre parler », regrette Johanny Ramos. Même refus concernant l’application de la loi Fillon sur le dialogue social. « Nous voulions instaurer des négociations dans les territoires, grâce à la création de commissions paritaires mixtes ».
L’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière) a même tenu à intégrer les discothèques dans le champ d’application de l’accord. « Or, l’UMIH n’est pas représentative dans ce secteur et nous avons élaboré une convention collective avec d’autres représentants patronaux au printemps», indique Johanny Ramos. Raison de plus pour un désaccord.
Article de « Syndicalisme Hebdo CFDT » du 9 septembre 2004 écrit par Frédéric DELAPORTE