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Suivant sa nouvelle politique financière, une cession des murs, des terrains et du fond de commerce va s’opérer au profit d’une société d’investissement qui reprendra également la gestion de l’hôtel de 110 chambres sous contrat de franchise.
Pour motiver cette décision, la direction générale du groupe plaide avec une bonne dose d’hypocrisie : « l’isolement de l’hôtel ne lui permet pas de bénéficier des synergies réseau ». Ou encore, pointe le doigt sur sa direction actuelle : « l’environnement économique local exige une implication et une intégration très fortes qui nécessitent la présence dans la durée de la direction de l’hôtel ». A moins que la rotation de l’encadrement dans le groupe Accor ait été préjudiciable à la fréquentation !
Les 29 salariés seront repris sous l’article L122-12 du Code du Travail, préservant leurs emplois dans l’immédiat. Rompus aux pratiques des fonds d’investissement, ils s’interrogent sur les ratios de rentabilité du repreneur et les économies qui devront être réalisées pour financer ce rachat.
Pour sa part, la CFDT réitère son opposition aux cessions et franchises comme moyen d’externaliser les personnels du groupe. La précarité et la privation des acquis n’ont pas leur place dans une multinationale dont l’activité devrait profiter autant aux salariés qu’aux actionnaires.