A la suite des événements hautement médiatisés survenus à l’hôtel Sofitel de New York, la fédération internationale des syndicats de salariés de l’hôtellerie, l’UITA, a écrit aux grandes chaînes hôtelières internationales dont les chaînes Intercontinental, Wyndham, Marriott, Hilton, Accor, Hyatt, Starwood, Carlson et Melia afin de souligner la vulnérabilité du personnel d’étage. Mais les hôtels de quartier indépendants, sont tout aussi concernés.

Les employé(e)s d’étage, quelque soit le pays, sont en grande majorité des travailleurs ou travailleuses issues de l’immigration et à ce titre particulièrement vulnérables. Ils ont souvent trop peur de parler lorsqu’ils sont victimes de harcèlement par crainte de perdre leur emploi.

L’agression sexuelle et/ou le harcèlement de la part des clients doit être traité comme un risque lié au travail et des mesures appropriées doivent être prises pour protéger les travailleurs et travailleuses.

Aux Etats-Unis, la convention collective des personnels des hôtels de l’état de New York prévoit spécifiquement des dispositions protégeant les salariés. En Europe, certaines chaînes hôtelières ont déjà pris des mesures pour former leurs personnels au traitement des clients somnambules (habillés ou non). Mais sur le plan national, il est temps que la Convention Collective intègre des protections des salarié(e)s dans le cadre de ce risque majeur… dont les conséquences doivent être à la charge des entreprises/clients et non des employés.

Source : UITA