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Il faut revenir au droit commun !

« Ca suffit ! Daguin et ses complices sont allés trop loin ! 800 000 salariés, 150 000 entreprises, les salariés sont 4 fois plus nombreux que les patrons et nous allons les mobiliser ! »
Elena Stanciu, secrétaire générale de notre syndicat, ne contient pas sa colère.
« Les salariés des HCR sont devenus une sorte de sous-prolétariat. Tout le monde en France a droit à 11 jours fériés par an. Pas eux, ils ont 3 jours fériés seulement. Tout le monde en France est aux 35 heures, pas eux, c’est 39 heures hebdos effectuées entre 10 heures et 2 heures du matin avec 4 ou 5 heures de coupures non-payées au milieu de l’après-midi. 14% des salariés en France sont au SMIC alors que c’est 50% dans les HCR et ils payent les cotisations sociales sur les repas qu’ils consomment gratuitement alors que les patrons n’en payent pas
»
« Et les patrons, notamment André Daguin, essaient de faire croire à l’opinion publique qu’ils bénéficient de 6 semaines de congés, de salaires mirobolants ! Que leur sort n’est pas défendable aux yeux de l’opinion publique. Comme ils l’ont déjà fait il y a quelques années pour les « nantis » (selon eux) de la fonction publique ! Savez-vous que l’insulte « fonctionnaire » a été inventée dans l’hôtellerie, au sein du groupe Accor ».
« Les patrons se plaignent de l’apathie et de l’immobilisme des adhérents de leurs propres syndicats auxquels l’adhésion est obligatoire et payée par l’entreprise. Et les salariés, vous ne croyez pas qu’ils en ont marre ? Baratinés et escroqués sans arrêt
travail au noir, travail au gris, plannings inconnus, modulation, annualisation, horaires non communiqués, etc. etc. Ils ne croient plus à rien mais croyez moi, ils vont y croire ! »
« Maintenant, vraiment, ça suffit. Pourquoi les salariés des HCR n’auraient pas les mêmes droits que tous les autres salariés en France ? Parce qu’un ancien ministre au début du siècle dernier avait décidé ainsi après en avoir discuté sur l’oreiller avec sa maîtresse, employée d’un hôtel ? »
« Mais on se fout de qui, ici ? Mon syndicat va se lancer corps et âme dans cette bagarre. On verra bien qui aura le dernier mot et ce ne sera pas Daguin ! »