Laissez nous rire ! L’UMIH a du s’approprier la moitié de la circulation parisienne pour rendre crédibles les chiffres de la participation à son pitoyable spectacle du 28 novembre. Les quelques restaurateurs provinciaux qui ont embarqué de force leurs salariés et leurs familles pour « monter à Paris » réclamer la baisse du taux de la TVA n’ont pas eu gain de cause lors de la réunion Ecofin. L’UMIH elle-même se plaint du manque de participation des restaurateurs parisiens. Mais pourquoi s’arrêteraient-ils de travailler ? La restauration à Paris est si rémunératrice, ils n’ont même pas besoin de cette cerise sur leur gâteau !
Quelle ironie que la question soit renvoyée devant les Chefs d’Etats ! Chirac, qui ne peut maintenant ignorer que les restaurateurs ont empoché 1,5 milliards d’euros sur 18 mois d’aides publiques sans créer le moindre emploi, pourra-t-il raisonnablement mentir à ses homologues européens en prétendant le contraire ?
Regardez « l’hôtellerie » du 1er décembre (n° 2953). Dans des scénarios de répartition des gains, ils prévoient l’équivalent d’un SMIC de plus sur la rémunération du patron (si seulement ce numéro leur était parvenu 4 jours avant) !
Enfin, nous verrons bien ce qui l’emportera en France
l’intérêt de l’état et des finances publiques ou le capitalisme des copains et les intérêts électoraux (le « crony capitalism » comme on l’appelle à Bruxelles). L’ami Daguin (CES, Légion d’Honneur
) joue gros !