« Quand on est présent dans plus de quatre-vingt pays, il faut être socialement responsable partout ! »
En colère, les syndicalistes américains et britanniques ! Marre de voir Sodexo et ses filiales faire valoir leur responsabilité sociale tout en pratiquant bas salaires et absence de couverture médicale pour leurs salariés. Sans oublier l’opposition quasi-systématique à la création de syndicats ou de sections syndicales qui pourraient y apporter une amélioration.
La coupe déborde lorsque Sodexo, par le biais d’une fondation, finance des études annuelles sur la pauvreté, intitulées « Le coût de la faim » destinées à la Conférence des Maires des Etats-Unis.
Pour contrer cette hypocrisie, le SEIU, l’Union Internationale des Employés des Services, a produit son propre rapport montrant le coût pour le contribuable américain d’un emploi chez Sodexo. Pour le syndicat, « le cycle de pauvreté que Sodexo clame vouloir terminer commence par un emploi chez
Sodexo ».
Comme en France, où de nombreux salarié(e)s font appel aux Restos du Cœur et aux autres associations caritatives, aux Etats-Unis, les salariés au bas de l’échelle chez Sodexo font appel aux programmes de secours soutenus parfois par la multinationale elle-même.
En Grande Bretagne, le syndicat UNISON rapporte des faits similaires et évoque des conflits longs de plusieurs années pour arriver à décoller du salaire minimum.
Face à la mondialisation, les intérêts des travailleurs n’ont plus de frontières. C’est ainsi que lundi 25 janvier, des salariés français, américains et britanniques se sont retrouvés pour exprimer leurs revendications devant l’assemblée générale des actionnaires de Sodexo.
Après des rencontres avec des investisseurs et une conférence de presse à l’Hôtel Crowne Plaza, Place de la République, les syndicats et les salariés des trois nationalités ont exprimés leurs préoccupations à qui de droit avant d’interpeller les actionnaires sur leur lieu de réunion au Palais des Arts et des Congrès d’Issy les Moulineaux.
En amont et en aval, ce fût l’occasion de développer des relations entre les syndicalistes des trois pays lors des promenades touristiques.
Est-ce un hasard que le patron « historique » de Sodexo, Pierre Bellon, lors d’une rare sortie ce jour même, ait exprimé la valeur du personnel et son rejet des investisseurs-prédateurs ?

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