À l’occasion de l’examen en première lecture par l’Assemblée nationale ce 2 mai 2006 du projet de loi « Immigration intégration » nos organisations réaffirment que ce texte porte atteinte aux libertés individuelles et aux principes des droits fondamentaux. Il crée également des inégalités inacceptables dans le droit du travail.
Au-delà des impacts directs sur les intéressés, les mesures proposées sur fond de suspicion sont dangereuses car elles alimentent la montée de la xénophobie et des pratiques discriminatoires.
Instrumentalisé et animé par une surenchère répressive, le débat proposé n’est pas digne des sujets abordés comme la liberté de circuler, le droit de vivre en famille, le droit du travail, le droit des enfants etc.
Nos organisations refusent d’enfermer le débat de l’immigration dans la seule alternative proposée, celle qui oppose « l’immigration subie à l’immigration choisie ». Cette forme de débat jette le discrédit sur tous les migrants et toutes les personnes issues ou supposées issues de l’immigration.
Nos organisations invitent les parlementaires à se saisir des questions liées à l’immigration sur la base d’un débat responsable et serein reposant sur les principes fondamentaux de la République, garantis par l’État, ainsi que par les conventions et instruments internationaux afin de construire un parcours sécurisé du migrant.n

Déclaration commune de la CFDT, CGT, Unsa © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 2 mai 2006)