Décidé à tout prix à imiter ses concurrents Miki Travel et JCT, le P.-D.G. de cette agence réceptive comptant quelques 80 salariés, a initié un projet de licenciement économique de sept d’entre eux assurant l’accueil et le transfert de ses clients japonais. Il leur a même proposé de créer une structure juridique pour sous-traiter les tâches qu’ils effectuent aujourd’hui en tant que salariés !
Un simple comparatif de tarifs de sous-traitants qui a été présenté au Comité d’Entreprise pour motiver le projet. Refusant un droit de tout CE, les élus sans étiquette syndicale ont voté contre l’assistance d’un expert comptable pour vérifier son bien fondé. L’économie qui pourrait être réalisée, selon les documents fournis par l’entreprise, s’élève à 59 500 € HT alors que la prétendue perte est de 1 048 093 € !
L’Inspecteur du travail a dressé procès-verbal pour prêt de main d’œuvre illicite à l’encontre de l’entreprise et l’affaire est actuellement investiguée par le Parquet de Paris. La CFDT s’est constituée partie civile ; comme par hasard, son délégué syndical travaille dans le service visé par la mesure.
En vue d’obtenir la suspension des licenciements durant l’enquête, le Syndicat intente une action en référé qui sera entendue par le Tribunal de Grande Instance le 30 novembre prochain.