Les patrons ne savent pas quel jour piquer aux salariés
Alors que la plupart des salariés bénéficient de 11 jours fériés par an, dans le secteur des HCR, les salariés ne bénéficient que du premier mai et de 3 autres jours fériés de repos payés au choix du patron (mais devant être définis dans le contrat de travail, ce qui est rarement fait). La journée de solidarité ne peut être ni un dimanche ni le premier mai. Comme les patrons des HCR font travailler puis récupérer les jours fériés restants ou s’arrangent pour les faire avec les jours de repos hebdomadaire des salariés, ils ne savent plus quel jour choisir.
L’hebdomadaire pro-patronal « l’hôtellerie » est allé jusqu’à suggérer, pour les entreprises calculant les congés payés en jours ouvrables, de supprimer un jour de repos hebdomadaire (que les employeurs ne sont déjà pas obligés de donner d’affilés).
Enfin, les plus malins d’entre eux qui rémunèrent leurs salariés au pourcentage ont compris qu’il vaut mieux choisir un jour de fort chiffre d’affaire plutôt qu’un obscur lundi de pagaille. Car en effet, la taxe est prélevée mensuellement sur le salaire brut et se trouve automatiquement lissée sur la moyenne des rémunérations de l’année. La différence entre une « bonne journée » dans les HCR et le montant de la taxe entrera donc dans le résultat de l’entreprise tout comme la marge sur les ventes. Merci qui ? Merci Chirac et Raffarin, les amis politiques de Daguin !
Au lieu de redorer l’image de la profession comme ils le disent, ils ajoutent sans cesse au dégoût des salariés déjà largement plus lésés que ceux des autres secteurs professionnels.