Après des années de négociation, la CFDT est satisfaite du premier accord de salaires intervenu dans la branche des Hôtels-Cafés-Restaurants depuis 1997. Nous allons peut-être pouvoir enfin parler en euros car la grille s’exprimait en francs encore, jusqu’à hier. Il s’agit là d’une première étape positive pour les 800 000 salariés de la branche. Mais il faut encore attendre la décision du gouvernement…
Car cet accord est signé avec la seule Fagiht, une des organisations patronales reconnues représentatives. Le Ministre, Monsieur Larcher, doit l’approuver en l’absence d’autres signatures des organisations patronales. Rassurons-nous… il est permis de penser que celui-ci étendra son application à toutes les entreprises compte tenu des aides octroyées aux employeurs depuis juillet 2004 et renouvelées jusqu’en 2006. Elles représentent un total de deux milliards et demi d’euros !
La CFDT a proposé lors de cette réunion présidée par le ministère de l’emploi, un projet d’augmentation des salaires de 10% représentant un tiers du montant estimé de la baisse de la TVA (conditionnée, bien sûr, à l’éventuelle baisse de la TVA). Elle a reçu un refus très gêné de la part des syndicats patronaux.
Pourquoi l’avoir refusé puisqu’il s’agit de l’argument de l’UMIH pour justifier la baisse du taux de la TVA ? On en conclut que les salariés ne profiteront pas de cette baisse qui ira remplir la poche des employeurs.
MM. Daguin, Borel et consorts mettent le gouvernement en mauvaise posture vis-à-vis de ses homologues européens pour défendre cette baisse de la TVA puisque la contrepartie sociale se trouve refusée par les employeurs ; ceux-là même qui réclament la mesure !
La CFDT reste très attentive aux décisions du gouvernement quand à l’extension de l’accord signé hier et quand à ses motivations de la demande de la baisse du taux de la TVA dans la restauration. Elle informe ses partenaires européens de l’issue de ces négociations dès à présent.
En cette période de fêtes, l’appui des salariés risque d’être déterminant !