Le vendredi 23 septembre 2005, la commission mixte présidée par le ministère de l’emploi s’est soldée par un échec des négociations de salaires. Ce qui devait être une négociation entre partenaires sociaux a tourné en mascarade organisée par le patronat des hôtels, cafés, restaurants.
En effet face à une intersyndicale, déjà rare en soi, présentant une grille des rémunérations pour les 800 000 salarié(e) s que compte la branche, le patronat, apparemment bien organisé, s’est adressé à tour de rôle au représentant du ministère pour réclamer une fois de plus une baisse de la TVA pour pouvoir augmenter les salaires mais en se gardant bien de répondre à notre proposition salariale.
Mais c’est encore une fois L’UMIH, dont son président André Daguin n’a pas daigné honorer de sa présence, qui a fait mieux que tout le monde en demandant une nouvelle commission mixte pour réfléchir et obtenir de ce fait un délai supplémentaire que rien ne justifie.
La Fédération des Services CFDT a, quant à elle, demandé des comptes sur l’aide de l’Etat accordée aux entreprises (1 milliard et demi d’euros empochés) du secteur pour savoir ce qu’est devenu cet argent public.
Décidément le gouvernement distribue l’argent des contribuables sans demander de contrepartie mais il ne faudrait pas que cela devienne une habitude, surtout quand ce secteur est le numéro un du travail dissimulé.
Devant un refus unanime sans aucune honte ou gêne du patronat du secteur des hôtels, cafés, restaurants de renégocier la grille des salaires de 1997, pourtant en francs alors que cette monnaie n’existe plus, le représentant du Ministère a écourté la réunion pour en référer à son Ministre, Gérard Larcher.
La CFDT a tout naturellement demandé au ministère que soient donc retirées les aides publiques sans contrepartie pour les salariés, aides qui devaient redonner de l’attractivité au secteur afin de créer des emplois pour les jeunes et revaloriser le pouvoir d’achat des salariés.
Le temps des belles paroles, des pleurs et des promesses verbales tant du gouvernement que du patronat dans ce secteur est maintenant terminé.
Sans attendre de savoir si les menaces de Gérard Larcher de supprimer les aides comme exprimé en juin 2005 vont être mises à exécution, la Fédération des Services CFDT appelle tous ses militants, tous ses adhérents et salariés des entreprises des hôtels-cafés-restaurants à venir se joindre à elle lors de la mobilisation du 4 octobre pour revendiquer haut et fort une hausse de leur pouvoir d’achat et obtenir enfin des salaires décents.

Communiqué de la Fédération des Services CFDT