La CFDT ne signera pas l’accord d’intéressement, car les dernières propositions de la direction ne compensent pas les pertes de pouvoir d’achat des trois dernières années. Pourtant, lors des dernières NAO (négociations annuelles obligatoires), cette même direction s’était engagée de pallier la perte de participation dans le nouvel accord d’intéressement.
Pour la CFDT, cette stratégie qui consiste à faire croire aux salariés qui toucheront plus que les autres années sur l’intéressement consiste à ne pas tenir un discours de vérité au regard des résultats prévisionnels qui auraient fait évoluer mécaniquement la participation.

De plus, une charge de gros bonus qui ont été distribués grassement aux dirigeants de l’hôtel (450.000 € sur l’année 2011 versés en mars 2012) a pénalisé le résultat brut d’exploitation (RBE), indicateur qui sert de référence pour le calcul de l’intéressement.

Dans ce climat actuel, s’ajoute un indice de qualité en baisse lié aux décisions de la direction rythmées à coup de restrictions budgétaires sur les frais de personnel, de réorganisation des services et d’une diminution flagrante de moyens. Cette politique de « rigueur » génère un mécontentement de la clientèle et la direction n’a comme réponse de montrer du doigt les seuls responsables qui seraient les salariés !

La CFDT se souviendra de cet épisode, surtout lors des prochaines NAO. La direction a réussi une chose, remettre le taux de capital confiance à zéro dans ce qui restera du dialogue social.