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Faites des heures sup’ vous ne paierez pas d’impôt dessus ! Encore une idée présidentielle qui vire au clientélisme et le désir de servir des fonds publics aux plus aisés.
Comme l’indique le fascicule des impôts (page 10), elles sont exonérées d’impôts sur le revenu mais « elles sont toutefois prises en compte pour le calcul de la prime pour l’emploi et du revenu fiscal de référence ».
Entré en vigueur le 1er octobre 2007, trois mois à raison de 4 heures sup’ hedbomadaires au taux horaire du SMIC feront diminuer la prime pour l’emploi 2007 de 87 euros. Mais en année pleine, elle disparaîtra totalement. Ce qui revient à appliquer un taux d’imposition (de 50%) plus fort que si les heures n’étaient pas exonérées.
Pire encore, le revenu fiscal de référence sert à calculer la taxe d’habitation qui va forcément augmenter ainsi que certaines prestations sociales qui, elles, vont diminuer (bourses, chèques vacances, tarifs des cantines et des crèches, la possibilité de bénéficier du prêt à taux zéro, etc).
Travailler plus risque donc de coûter cher aux salariés les plus modestes. Evidemment, les gros salaires s’en fichent !

Si, dans le cas général, on reprend par l’avis d’imposition ce que l’on donne sur la feuille de paie, dans la branche des hôtels, cafés, restaurants, où les « 35+4 » restent la norme, les salariés ne touchent même pas la totalité de la hausse du pouvoir d’achat sur la feuille de paie. Comme nous l’avons démontré dans cet article, c’est leur employeur qui se trouve augmenté de 26 €/mois soit les deux tiers de la hausse du pouvoir d’achat promis par le Président.