Avenance Entreprises, atteint du « syndrome » de la rentabilité, a décidé encore une fois de se restructurer. Les délégués CFDT, malgré les affirmations rassurantes de la direction, craignent une nouvelle fois une remise en cause des acquis sociaux et surtout une compression des effectifs dans les restaurants. Craintes qui ne sont pas dissipées par les récents embauches de contrôleurs de gestion et de directeurs des ressources humaines.
Pourquoi cette nouvelle organisation ? Tout simplement afin de mieux maîtriser le personnel des exploitations.
Aujourd’hui, plusieurs découpages de la France en régions sont proposés avec une séparation et un rattachement des activités en Île de France, qui ne constituerait plus une région à part entière.
D’autres chamboulements sont prévus, en particulier dans les sous-directions régionales dont certaines devraient disparaître et d’autres voir peut être le jour. Un plan de sauvegarde de l’emploi est actuellement en place où des salariés n’ayant pu être reclassés se retrouveront sur la liste des licenciements.
Cerise sur le gâteau… Avec des zones de couverture géographique considérablement élargies, un nombre de restaurants à visiter plus élevé, et des moyens proportionnellement diminués (à la base, le Code du travail distribue les moyens en fonction de l’effectif), la représentation du personnel sera forcément affaibli.
Il en va de même avec les Comités d’Etablissement qui verront leur dotation aux activités sociales diminuée et devront faire face à des frais plus lourds.