Le CESU (Chèque Emploi Services Universel) permet aux plus aisés de rémunérer leurs employés de maison et des services ponctuels (jardinage, courses, bricolage
) grâce, pour schématiser, à un chèque prépayé faisant office à la fois de bulletin de salaire et de paiement des cotisations sociales à l’URSSAF et l’UNEDIC (différentes formules sont disponibles).
La nouveauté : des tiers peuvent abonder le montant du CESU (Comité d’Entreprises, employeurs, mutuelles
).
A l’instar des Tickets Restaurant/Chèques Déjeuner et autres titres bénéficiant aux petits patrons des hôtels, cafés, et restaurants, l’acheteur les paient à l’avance en versant un pourcentage de frais de distribution. L’utilisateur les achètent au moins un mois avant leur utilisation. Le bénéficiaire les gardent un certain temps avant de les encaisser, reçoit son dû moins certains frais environs un mois après. Et dans ce cas précis, les cotisations sociales seront versés aux organismes dans un délai encore plus lointain.
Bref, l’organisme qui distribue le CESU bénéficie des gains de trésorerie entre l’achat du titre et le paiement final des cotisations sociales ; délai qui est d’au moins 3 moins mais qui peut, lorsque les acheteurs sont prévoyants, atteindre un an. Sans compter les titres perdus, volés, inutilisés

Qui bénéficiera de ces gains de trésorerie ? La manne sera partagée entre Accor, Sodexho, Axa, La Poste, Banque Populaire
tous émetteurs de CESU.
Les particuliers utilisateurs de ces titres peuvent bénéficier par ailleurs de réductions d’impôts et de subventions. Ainsi les multinationales françaises pourront en sus des produits de trésorerie, prélever leur dîme aux (petits) concurrents indépendants et même aux particuliers grâce au Trésor Public.
Encore un éclairage sur l’idéologie du gouvernement quand à sa « promotion de l’insertion professionnelle » et de sa « lutte contre le travail clandestin » qui profitent avant tout, aux plus riches !