Paradoxe : Alors que l’Etat diminue le nombre de fonctionnaires, de plus en plus de SMICards du secteur privé sont payés par ses soins.
Selon l’INSEE, 690 823 salariés sont occupés dans les HCR (chiffres 2003 – code APE 55 – 863 303 personnes dont 19,7% non-salariés).
Toujours selon l’INSEE, 43,3% des salariés des HCR sont payés au SMIC, soit 299 126 SMICards.
Sachant que les remises de charges sociales équivalent, depuis le 1 juillet 2003 (grâce à M. Fillon), à 26% du salaire brut, 1 SMICard sur 5 est désormais payé par l’état, soit 59 825 salariés des HCR.
Sachant qu’il n’est pas déraisonnable de rajouter 25% à ce chiffre puisque les aides diminuent progressivement jusqu’à 1,7 fois le SMIC et que bien peu de salariés (même de l’encadrement) gagnent davantage, c’est environs 75 000 salariés (plus de 10% des effectifs nationaux) qui sont payés par l’état dans les HCR.
Comment peut-on justifier que l’état finance (indirectement il est vrai) autant d’emplois dans un secteur privé qui se veut un des secteurs des plus libéraux ?
Ces salariés seraient, à notre avis, mieux employés dans nos écoles, hopitaux, maisons de retraite, etc. (alors qu’on ferme des établissements) que chez les champions de la fraude fiscale et du travail clandestin.

NB. Si on rapporte ce raisonnement au niveau national, tous secteurs confondus, c’est au bas mot, 450 000 emplois qui sont financés par les remises de charges sociales. Si on s’en tient aux chiffres officiels, 78% de ces emplois sont compensés à la Sécurité Sociale par l’état. Autrement dit, environs 100 000 emplois (payés à temps plein au SMIC) sont aujourd’hui prélévés sur les cotisations sociales de nous autres cochons de payants, sans que l’on puisse dire quoi que ce soit, pour être mis à la disposition des employeurs privés.