C’est demain, le 20 octobre, que se déroulera la deuxième réunion du comité d’entreprise concernant la procédure d’information et de consultation sur le « projet de réorganisation et d’adaptation des effectifs ». Adaptation est un bien grand mot, lorsque que l’on sait que la direction a pris l’option de se séparer de ses 450 salariés, qui ont contribué à faire la réputation de l’hôtel Ritz.

Une drôle de façon pour la direction de manifester sa reconnaissance en invitant les salariés à prendre la porte ou la fenêtre (départs volontaires ou licenciements économiques), juste avant la fermeture pour travaux prévue en juin 2012.

La CFDT rappelle ses deux principales revendications :
– Suspendre immédiatement la procédure initiée au comité d’entreprise concernant les licenciements économiques qui sont non justifiés et illégaux ;
– Obtenir des éléments chiffrés sur le coût des travaux, le coût des procédures de licenciements et de départs volontaires et le coût des mesures qui pourraient être envisagées pour la sauvegarde des emplois.

La CFDT a interpellé aujourd’hui les pouvoirs publics afin que des solutions soient trouvées le plus rapidement possible en favorisant la mise en place de conventions tripartites pour éviter tout licenciement.

La CFDT n’acceptera pas que la direction du Ritz ne se donne pas tous les moyens pour préserver les emplois. Ce palace de renommée internationale qui est le fleuron de l’hôtellerie française n’aurait tout de même pas comme intention de se débarrasser de tous ses salariés, dans l’unique but de réaliser des économies à la réouverture de l’hôtel, en procédant exclusivement à des nouvelles embauches (pas d’ancienneté, rémunération sur la base des minimas conventionnels
).

Mr Klein, président du Ritz Paris, a déclaré hier dans la presse, sa volonté de réaliser un accompagnement personnalisé pendant la fermeture de l’hôtel. Un étrange concept qui se traduirait pour les salariés à avoir le choix entre partir volontairement ou se faire licencier pour raison économique. Une chose est sûre, pour la CFDT, l’accompagnement personnalisé doit se caractériser d’une autre manière : zéro licenciement. Si un classement « social » basé sur un nombre d’étoiles existerait dans l’hôtellerie, il y a de forte chance pour que l’hôtel Ritz perde aujourd’hui ses cinq étoiles.