Il ne se passe pas une semaine sans qu’André Daguin (président de l’UMIH) n’intervienne dans la presse spécialisée, en compagnie d’un membre du gouvernement, pour se poser une fois de plus en victime : « ….je veux parler de ce syndicat de salariés qui a déposé un recours qui risque de flanquer par terre les accords de 2004, pourtant très favorables… personnellement, je ne comprends pas l’action, ni le but recherché de ce syndicat ».
Vous l’avez compris, il s’agit de la CFDT ! Il n’hésite pas à nous traiter de rétrogrades, nous accusant de bloquer toute avancée sociale dans le secteur des HCR. De qui se moque-t-on, M. Daguin ? Une chose est sûre, nous n’avons ni le même concept ni la même définition de ce que peut être une avancée sociale. Vous citez l’accord de 2004, prenons quelques dispositions prévues par ce texte :
– l’instauration des heures d’équivalence (le temps d’inaction entre la 36ème et la 39ème heure. La France est le seule pays en Europe à avoir des heures d’inaction dans le secteur,
– les heures supplémentaires qui démarrent à partir de la 40ème heure. C’est le seul secteur en France bénéficiant de cette faveur législative,
– les heures supplémentaires majorées à 15 % au lieu des 25 % prévus par la Loi. Cette mesure s’applique même aux grands groupes comme ACCOR, 
– la journée de travail à 12 h,
– la semaine de travail à 52 h,
– la possibilité pour l’employeur de faire faire 52 h par semaine sur douze semaines consécutives,
– pour les salariés à temps partiel une coupure de 5h entre deux plages de
travail.
Ces quelques exemples se passent de commentaires, nous vous laissons juges ! Une chose est sûre : la représentation que se fait l’UMIH sur le sens d’une avancée sociale, n’encourage pas à l’optimisme dans les futures négociations de branche. Au fait M. Daguin, savez-vous encore ce que c’est qu’une négociation ?