Vendredi dernier, 15 octobre, 12 salariés ou ex-salariés des Bateaux Mouches parisiens ont été entendus par le juge départiteur lors d’une audience du Conseil des Prud’hommes de Paris.
Au total, ces salariés réclament un total de plus 200 000 euros à leur (ancien) employeur aux motifs de :
– licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
– rappels de salaires tels que congés payés, indemnités de licenciements, etc. ;
– harcèlement moral ;
– violation du satut protecteur des représentants du personnel ;
– remise de bulletins de paie conformes ;
– etc.
Le jugement sera rendu le 9 décembre prochain.
La CFDT attend beaucoup de ce jugement qui devra déterminer si oui ou non, la France est encore un pays de droit divin du patron. La plupart de ces salariés ont été licenciés abusivement après avoir dévoilé leur appartenance à la CFDT dans le cadre d’une élection professionnelle.
Le patron des Bateaux Mouches, feu Jean Bruel, a multiplié les démarches en marge de la loi pour éviter que la CFDT puisse faire fonctionner le Comité d’Entreprise tant et si bien que celui-ci arrive au terme de son mandat avec seulement six mois de fonctionnement à son actif.
Son héritière, Charlotte Matovic, est aujourd’hui aux commandes de l’entreprise et poursuit l’action anti-syndicale de son père. Malgré les multiples interventions de l’Inspection du Travail et des plaintes en justice, le CE vient seulement de se voir affecter un local. Son aspect de « taudis sur le quai » est tel qu’aucun des élus n’a envie de l’utiliser.