En effet, depuis le 22 septembre dernier, il n’y a plus de CHSCT(*) au sein d’Eurodisney. Cette instance représentative du personnel qui a pour mission de veiller à la sécurité des salariés et d’améliorer leurs conditions de travail, tient un rôle indispensable dans un parc de loisirs où se croisent une multitude d’activités et de métiers. La preuve, il y avait auparavant 17 CHSCT, ce nombre permettait de traiter les différents problèmes au plus près des salariés et d’optimiser la prévention des risques liés à la sécurité et aux conditions de travail.

Cette situation vient du fait que la direction refuse de négocier avec les élus du comité d’entreprise, qui sont légalement compétents en la matière, un nombre pertinent d’établissements pour pouvoir y « installer » des CHSCT. Tout a commencé en mars 2014, où devait débuter le processus électoral pour le renouvellement des membres au CE et délégués du personnel. Depuis, ce n’est qu’une succession de contentieux judiciaires et de recours à l’arbitrage de l’administration. Engluée dans ces procédures et repoussant à chaque fois les élections, la direction montre une fois de plus que tendre vers une certaine qualité du dialogue social, ne constitue pas une priorité.

De plus, le Code du travail prévoit qu’en l’absence de CHSCT, ce sont les délégués du personnel qui reprennent ses missions et ses prérogatives. Or, la direction semble ne pas être trop d’accord avec cette disposition légale, car aujourd’hui, rien n’est mis en place, privant de fait les 15.000 salariés d’Eurodisney de représentants du personnel investis dans des missions liées aux mesures de sécurité et aux préventions des risques.

Bien entendu, la CFDT entend agir par tous les moyens contre l’attitude de la direction qui s’obstine, depuis des années,  à entretenir une certaine politique vouée à l’échec sur le dialogue social.

* Comité d’Hygiène de Sécurité et de Conditions de Travail