Déjà les plus mauvais élèves quand à la fraude fiscale et le travail clandestin, voilà que les HCR rejoignent les cancres de la maîtrise des prix.
Dans le journal de 13 heures (mardi 29 août), TF1 les épingle à propos du « petit noir » servi en salle qui a augmenté de plus de 20% depuis l’introduction de l’euro. Pour un coût de matière première d’environ 9 centimes d’euro, la petite tasse de café est revendue en moyenne (sur le territoire national) 1,36 € frisant ainsi les 10 Francs de l’époque. A Paris, bien entendu, les prix sont plus élevés. Les 2,50 € ne sont pas rares. Des prix allant jusqu’à 9 € ont été constatés dans les salons huppés de la ville !
Hormis l’effet spectaculaire, l’INSEE confirme la mauvaise tenue des prix dans les HCR.
Selon l’indice des prix à la consommation (série ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé), les prix ont augmenté en moyenne de 9,27% depuis l’introduction de l’euro en janvier 2002.
Pour le secteur hôtellerie/restauration, l’augmentation est de 14,2%, soit 5 points de plus que la moyenne. Bien entendu, ce chiffre recouvre des réalités différentes. Si les consommations au bar ont augmenté d’environ 11 à 12%, la nuitée d’hôtel a grimpé de 21,75% dans les établissements à 1 étoile, de 23,28% dans les 2 étoiles et de 20,9% dans les trois étoiles.
Encore une indication que les remises de cotisations sociales et les 4 milliards d’euros d’aides spécifiques au secteur n’ont bénéficiée ni aux salariés ni aux consommateurs.
De quoi réclamer un contrôle des prix !