Lorsqu’’un contrôle d’alcoolémie au volant de son véhicule personnel en dehors des heures de travail se révèle positif, le cauchemar commence pour un salarié d’Avenance Enseignement Santé. En situation de récidive, il est condamné à trois mois de prison du 7 août au 3 décembre 2008.
Avenance prend acte de cette condamnation et le pointe sans rémunération.
Ayant purgé sa peine, le salarié se rend dès sa libération, le 3 décembre, à son lieu de travail pour y prendre son service à 11 heures.
Sa Responsable de Secteur et son Chef Gérant l’attendent pour lui interdire l’accès à son poste. Ils tentent de le contraindre à un licenciement conventionnel. En fin d’entretien, ses supérieurs hiérarchiques lui font signer sous la contrainte, une mise en congé payé à effet immédiat pendant 15 jours.
Ce salarié n’a commis aucune faute à Avenance où il exerce sa profession de cuisinier depuis plus d’un an. Âgé de 42 ans, il souhaite oublier au plus vite cet incident. Il mérite qu’on lui donne les moyens de s’en sortir sur le plan professionnel.
Sa hiérarchie au sein de la société Avenance, au contraire, entend lui infliger une seconde peine en lui faisant perdre son emploi.
Encore une fois, Avenance affiche un double discours entre les messages publicitaires évoquant l’insertion, la responsabilité sociale du groupe et de ses actes vis-à-vis de ses salariés.
La CFDT demande la réintégration de ce salarié à son poste de travail. Elle souhaite également qu’il puisse bénéficier de ses congés payés pour d’autres occasions plus adaptées aux vacances et au repos.