Envoyer un message au Premier Ministre du Burkina FasoLors de la privatisation d’un hôtel au Burkina Faso, l’employeur en profite pour réduire les maigres acquis du personnel.
Le syndicat relaye cette campagne de l’UITA et vous invite à envoyer ce message en votre nom propre ou au nom de vos sections syndicales, syndicats et/ou diverses organisations. Nous vous remercions à l’avance de votre solidarité et de votre soutien.

L’UITA lance un appel au soutien international en faveur de la Fédération nationale de l’alimentation et de l’hôtellerie du Burkina (FNAHB), l’une des affiliées de l’UITA au Burkina Faso. L’organisation fait face à des attaques contre les droits syndicaux fondamentaux dans le principal hôtel de la capitale, Ouagadougou.
L’an dernier, le gouvernement a sollicité des offres en vue de l’octroi d’un contrat de gestion privée pour l’hôtel Indépendance, où le syndicat était bien implanté. En juin 2004, le contrat a été octroyé à la Société Malienne de Promotion Hôtelière (SMPH), une société de gestion d’établissements hôteliers du Mali, un pays voisin.
Le 14 juin, des représentants du syndicat ont pris part à une rencontre avec la SMPH, organisée sur l’initiative de la commission de privatisation du gouvernement afin de discuter entre autres du programme de la société et de ses répercussions pour les employés. Le syndicat a demandé que le personnel en place (comptant dans certains cas de nombreuses années de service) reste en poste après la privatisation, sauf dans le cas des employés souhaitant se prévaloir d’une retraite volontaire. La SMPH a accepté de tenir compte des préoccupations du syndicat dans une proposition révisée, mais le syndicat a, à compter de cette date, été exclu de toutes les négociations entre la commission de privatisation et la SMPH.
La SMPH a signé un contrat de gestion avec le gouvernement le 29 juillet, malgré des interventions répétées du syndicat afin de protester contre son exclusion des négociations. Le 27 août, tous les employés ont reçu une lettre de licenciement, dont la signature constituait une condition de renouvellement d’emploi selon des contrats individuels temporaires d’un an.
Bien que les membres du syndicat aient signé les lettres, le syndicat a continué de se battre contre cet abus des droits syndicaux. Le syndicat exige des négociations sur l’avenir de l’emploi. L’action de la FNAHB est toutefois entravée par des lois du travail qui l’empêchent d’entreprendre des recours juridiques avant l’expiration des contrats individuels, dans un an. L’UITA a écrit aux ministres concernés ainsi qu’à la SMPH (qui nie tout lien avec ces événements et prétend que l’hôtel Indépendance est maintenant géré par une filiale constituée à la hâte au Burkina Faso, dont le président directeur général, incidemment, est le même que celui de la société-mère!). L’UITA discute également de la situation avec la Société financière internationale, le bras privé de prêt de la Banque mondiale, qui a accordé trois prêts importants à la SMPH.
Afin d’accroître la pression sur le gouvernement du Burkina Faso et l’inciter à assurer le respect des conventions de base de l’OIT sur la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, l’UITA appelle à l’envoi de messages de protestation au Premier Ministre du Burkina Faso, avec copie à la SMPH. Veuillez inscrire votre nom ou celui de votre organisation dans l’espace indiqué au début de la lettre et la signer.
Téléchargez ce fichier qui peut vous servir d’exemple.
Merci de faire parvenir une copie de tout message envoyé au secrétariat de l’UITA (0041 22 793 2238) qui les fera suivre à la FNAHB.