Qui sème, récolte !
Ca avance ! Ca recule ! C’est bloqué ! Trois interprétations différentes pour un seul et même fait. Thierry Breton a échoué et la baisse du taux de la TVA dans la restauration est à nouveau renvoyée à plus tard.
« Mais pourquoi a-t-on besoin de l’accord de l’Europe pour baisser la TVA ? » se demandent les patrons.
La réponse est la suivante. Les contributions des états au budget européen sont fonction d’un calcul prenant en compte les recettes de TVA des différents pays. Un pays qui décide de baisser ses recettes de TVA, baisse de fait sa contribution au budget européen. Il est donc logique qu’il soit obligé de négocier des mesures compensatoires avec ses partenaires.
Logique, aussi, que ce soit le Danemark qui refuse. La France ne peut sérieusement prétendre atteindre les niveaux de protection sociale des pays nordiques, ni même maintenir l’existant, en renonçant aux recettes de la TVA, des impôts et des cotisations sociales.
Alors, les patrons, éclairé en la matière par Jacques Borel (vous vous souvenez ?) réclament maintenant « la subsidiarité ». Autrement dit, ils demandent au gouvernement de passer outre !
Après le NON à la constitution, il faudrait que la France, pour faire plaisir aux restaurateurs, dise à ses partenaires européens « on s’en fout de votre avis, on fera comme on veut chez nous ! »
Bravo, Messieurs ! Avec une attitude comme la votre, notre pays a un bel avenir devant lui !