C’est aujourd’hui que s’est déroulée la négociation sur la branche HCR, séance de négociation très attendue puisqu’à l’ordre du jour était prévu la revalorisation de la grille des salaires et le sort de la prime TVA. Cette dernière, a fait l’objet de nombreuses interruptions de séances, en effet les organisations patronales ont proposé de ne pas la maintenir en 2012 tel qu’elle était définie dans l’accord de branche de décembre 2009. Elles proposent de verser 50% de la prime au 1er juillet 2012 et d’organiser des négociations en mars sur sa pérennité, prétextant le projet de loi sur la TVA sociale qui pourrait impacter l’économie des entreprises des HCR…

A l’unisson, les syndicats de salariés se sont indignés de cette proposition qui montre bien, encore une fois de plus, que les employeurs de ce secteur sont sur tous les coups pour remettre en cause le peu d’avantages sociaux existants dans l’hôtellerie restauration. Alors que ces mêmes représentants du patronat s’étaient engagés, suite à la hausse de la TVA de 5.5% à 7%, à ne pas toucher aux contreparties sociales négociées en 2009.

La position de la CFDT est claire, il n’est pas question de remettre en cause le calcul de cette prime, elle revendique son maintien en 2012 et n’est pas opposée à la faire évoluer pour les années futures. Alors que tous les employeurs de la profession ont bénéficié d’un taux de TVA à 5.5% sur le deuxième semestre 2011, alors que l’activité économique de l’hôtellerie et de la restauration est en hausse, rien ne justifie une telle décision.

Les salariés des HCR sont maintenant attachés à la prime TVA, la réduire ou la supprimer donnerait une image plus que négative pour le secteur.

La CFDT ne saisit pas la stratégie du patronat qui vise systématiquement à renverser la table des négociations dès qu’il s’agit de pérenniser un avantage social. La négociation par le chaos, semble bien être redevenu la norme pour les syndicats d’employeurs.

Un projet d’accord sur l’augmentation de la grille des salaires est proposé à la signature des syndicats jusqu’au 18 janvier. Celle-ci ne reprend pas les revendications proposées par les partenaires sociaux et fixe le premier échelon à 9.31€.

La CFDT se donne quelques jours, le temps de consulter ses équipes, pour se positionner sur les propositions salariales. Bien entendu, nous ne manquerons pas de vous tenir au courant sur les différentes évolutions de cette négociation.