« Tout le monde est mauvais sauf moi et Daguin ». Voilà ce que dit l’éditorialiste du journal à forte tendance patronale, cette semaine.
L’opinion publique
« ignare »
Le Ministre chargé du dossier, entouré « d’apparatchiks » et « débordé par une polémique inutile »
Les syndicats (patronaux comme ceux des salariés) n’ont de « représentatif que le nom » et sont « inféodés de bureaucrates »

Bref, l’éditorialiste anonyme allume tout le monde sauf lui-même et André Daguin (c’est à se demander si ce n’est pas Daguin qui se cache derrière « L.H. » pour « l’hôtellerie »).
Mais en apprenant deux pages plus loin dans ce même journal que la campagne « baisse de la TVA » prévue par l’UMIH à la rentrée a été un fiasco car ses affiches étaient vendues trop chères
on se marre doucement !
Les « jusqu’au-boutistes qui ne représentent qu’eux-mêmes », c’est bien de Daguin dont l’éditorialiste se réfère ? Celui qui est devenu célèbre du jour au lendemain, qui a été félicité par son ami Chirac, qui a bénéficié des indemnités liées à des nominations au CES, d’une promotion à la légion d’honneur, à sa participation aux émissions médiatiques, c’est bien de lui et de personne d’autre dont il s’agit ? Qui d’autre que lui aurait intérêt à « attiser les divisions et susciter des conflits imaginaires » ?
Il suffit qu’il prenne la parole, pour que ses lieutenants et les syndicats adherents à l’UMIH (Synhorcat, Discothèques, etc.) s’inscrivent en faux !
Mardi prochain, 4 octobre, 15 mois après la manifestation « devant chez Daguin » curieusement écartée par la police en raison du plan vigipirate de ses locaux, nous serons dans la rue pour répéter haut et fort « DAGUIN DÉMISSION ! »

« l’hôtellerie » n° 2944 – 29/09/05