Air France supprime des emplois ailleurs qu'à Air FranceEn février 2002, Air France a baissé le niveau des commissions reversées aux agences de voyages pour la vente de ses billets de « vols secs » de 9% à 7%. Selon l’accord conclu entre le SNAV (Syndicat National (des patrons) des Agences de Voyages), cette commission devait perdurer jusqu’en 2006.
Selon « Libération » d’hier, Air France vient de dénoncer cet accord et remettre en cause le versement de ces commissions au-delà du 1er avril 2005.
A partir de cette date, la commission serait identique aux frais de dossier pour un billet vendu par internet. Libération cite des exemples : au lieu de 400 € pour un Paris-Pékin en classe affaires, ce serait de 80 € et seulement de 5 € pour un classe touriste moyen courrier.
Le SNAV entame des discussions internes sur la possibilité de facturer des frais de dossier aux clients pour le service rendu par les agences de voyages. Mais bien entendu, la prévision est à une sérieuse hausse des ventes par internet qui reviendraient alors nettement moins chères. La chaîne Tourcom prévoit même de mettre la clef sous la porte si Air France refuse d’émettre des billets sans y indiquer le prix réel du vol.
Autrement dit, l’agence pourrait y indiquer le prix qu’il veut. Au consommateur d’aller vérifier les prix chez la concurrence et sur internet.
Comme dans la restauration, tromper le consommateur semble être la règle du jeu préconisée par les employeurs pour la continuation de leurs affaires. Mais que fait-on du niveau d’emploi dans ces conditions ?