Jean Terlon, propriétaire du restaurant « le Saint-Pierre » à Longjumeau (91) et président de l’UMIH Essonne, est intervenu par téléphone dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin à RMC Info jeudi matin, 11 mars 2004, pour préciser que la baisse des charges sociales dans la restauration « servira plutôt à maintenir les salaires à leur niveau actuel que de les augmenter ». Par ailleurs, il a trouvé cette mesure insuffisante et compte sur la baisse de la TVA pour se refaire une santé.

Décidément, les responsables de l’UMIH ne font pas dans la nuance.
À l’assemblée générale de l’UMIH du Morbihan le 9 mars dernier, la question de la TVA / baisse des charges a également été évoquée. Jean-François Serazin, président, a décrit à la tribune : « Un cadeau empoisonné… Nous sommes coincés : l’État a fait une proposition globale pour toutes les entreprises. Et les (patrons) syndiqués de nos branches, tous syndicats confondus, ne représentent que 60 % des professionnels. Si nous disons non… nous n’aurons rien. Alors nous disons oui. » Et il conclut : « au niveau des emplois, ce sera donc sans contrepartie ».
Claude Balthazar, président de l’UMIH de l’Aveyron, cité dans le journal « l’Hôtellerie » n° 2858 du 5 février 2004 (page 40) au sujet de la baisse de la TVA…
« A l’heure actuelle, nous allons être obligés de sanctionner les promesses non-tenues. Nous n’allons pas rester sans réagir (…) On ne résoudra celui-ci (le problème de la TVA) que politiquement ». Le journal ne dit pas dans quels termes il a continué son discours devant l’assemblée générale de la Chambre de l’industrie hotelière de l’Aveyron et se contente d’un commentaire : « De là à envisager des mesures de « rétorsion »… il n’y a qu’un pas que Claude Balthazar n’hésite pas à franchir en évoquant le prochaine rendez-vous des élections régionales ».
André Daguin, le président (national) de l’UMIH, avait lui-même proféré des menaces similaires à l’égard de l’UMP. Mais il en est revenu après l’annonce du cadeau sur les charges sociales en affirmant qu’il n’avait « pas menacé » la majorité mais « signalé que, sur le coup de la déception, certains avaient des réactions curieuses ».
« J’espère que le sang froid va revenir et que chacun votera selon ses convictions habituelles. On ne va pas avoir un vote de circonstance, on est plus sérieux que ça », a-t-il poursuivi. Alors que les responsables de l’UMIH sont réputés proches de la majorité, M. Daguin avait déclaré lundi que certains de ses adhérents rejoignaient des listes FN, UDF ou CPNT pour les élections des 21 et 28 mars (selon Reuters).