Pour la CFDT, la réunion de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal du 18 juin doit marquer une réelle relance de l’action dans ce domaine. Si les orientations proposées vont dans le bon sens, la CFDT attend de connaître les moyens concrets qui seront affectés sur le terrain pour soutenir cette politique.

Plusieurs conditions sont nécessaires pour traduire les ambitions affichées dans un véritable plan national d’action :
– l’État et ses représentants doivent être les garants d’une bonne application des lois et les commissions départementales doivent être relancées ;
– les moyens humains et financiers doivent être à la hauteur des ambitions affichées ;
– la coordination entre les ministères et les administrations doit être renforcée ;
– les politiques sectorielles doivent être concrètement développées en priorité dans le BTP, l’agriculture, les hôtels-café-restaurants et les métiers de la culture ;
– les branches professionnelles doivent s’engager dans des politiques de prévention.
Le coût économique, social et humain du travail illégal est un véritable fléau pour notre société. Les salariés concernés sont les victimes d’un système inacceptable. Aussi, la relance d’une véritable politique de lutte contre le travail illégal nécessite la mobilisation de tous les acteurs concernés. Elle doit nécessairement s’inscrire dans la durée pour produire les effets attendus.
Déclaration de Michel Jalmain, secrétaire national
© CFDT (communiqué de presse du 18 juin 2004).