Comme chacun le sait, Disneyland Paris va mal. Le sujet défraie la chronique et fait l’objet de spéculations en tous genres de la part des médias. Même la direction ne nie pas une baisse de la fréquentation du parc qui entraîne des difficultés financières considérables nécessitant une restructuration de sa dette.
Bien entendu, les journalistes n’hésitent pas à interpeller les syndicalistes et notamment ceux de la CFDT (crédibilité oblige) afin d’obtenir des commentaires. Quoi de plus normal pour des syndicalistes, constatant de nouveau une baisse significative des visiteurs, que de s’inquiéter pour l’emploi ? Quoi de plus normal pour les représentants d’un syndicat que de s’exprimer sur leur emploi ?
Or, la direction n’entend pas les choses de cette oreille. Elle s’en prend aux individus et multiplie les lettres menaçantes prétendant que ces commentaires portent préjudice à la société et compromettent les négociations avec les institutions bancaires.
Le P.-D.G. d’EuroDisney, André Lacroix, devrait pourtant le savoir : la vie d’une entreprise n’est pas un compte de fées. Et la liberté d’expression d’un syndicat et de ses représentants est de droit en France !