Des salariés Sodexo venant des USA, de Colombie, de Turquie ont tenu une conférence de presse le 1er juillet 2010 pour revendiquer, entre autre, le droit de se syndiquer sans encourir à des licenciements sur le champ dans leur pays respectifs.
En France, même si nous n’en sommes pas là, la situation n’est guère exemplaire.

Ces derniers mois, Sodexo a accéléré les licenciements, souvent sous la forme d’accords négociés, de salariés de plus de 50 ans, avant la signature avec les partenaires sociaux de l’Accord sur l’Emploi des Séniors.

Sodexo ne respecte pas plus l’Accord de Groupe sur le Handicap signé le 11 juin 2009.
En effet, en mai 2010, licenciement d’un salarié avec une restriction médicale légère suite à un accident de trajet que l’entreprise n’a pas cherché à reclasser avant l’intervention de la CFDT. Les premières propositions de postes lui ont été faites plus de 12 mois après sa reconnaissance de travailleur handicapé.
Propositions de poste à 15 heures hebdomadaire alors que le salarié était à temps plein, avec une proposition d’affectation à 63kms de son domicile, ce qui représente 4 heures de transport quotidien pour 3 heures de travail.
Son épouse, employée dans l’entreprise depuis 20 ans à temps plein fait, elle aussi, l’objet d’un reclassement à temps partiel suite également à une restriction médicale.
Par ces agissements, ce couple, parents de 2 jeunes enfants, se trouve dans une situation précaire.

Pourtant, Sodexo s’est engagé à maintenir dans l’emploi 55 personnes handicapées en 2009. Résultat : 37 licenciements !
Pourtant, Sodexo s’est engagé à mettre l’intégralité du montant de la contribution AGEFIPH dans le cadre du déploiement de cet accord. Où sont passés pour 2009, les 400 000 €uros de contribution ?

Sodexo, n°1 dans le monde, emploie plus de 5000 salariés en Ile de France et n’est pas en mesure de reclasser correctement 2 salariés avec un léger handicap !
La CFDT continuera à mettre tout en œuvre pour faire respecter les engagements pris par Sodexo sur l’accord Handicap.