À l’occasion de l’examen le 2 août du plan emploi au Conseil des ministres, la CFDT réaffirme sa ferme opposition à la logique contenue dans les ordonnances, ainsi qu’à la méthode.
Pour la CFDT en effet, renouer avec une dynamique de création d’emplois nécessite une politique ambitieuse en matière de recherche, d’innovation, de formation professionnelle, de relance de la politique industrielle et de la consommation. Le plan d’urgence, à travers le contrat nouvelle embauche, renforce la flexibilité accordée aux entreprises au détriment des salariés : on est bien loin de ce qu’exige la situation de l‘emploi. Le contrat nouvelle embauche ajoute de la précarité et de l’insécurité pour les salariés, en particulier ceux des petites entreprises, accentuant encore les inégalités dans le monde du travail.
Les mesures qui portent atteinte à la représentation des salariés en modifiant le calcul des seuils d’effectifs participent du même état d’esprit. Diminuer les garanties des salariés alors qu’il est plus que jamais nécessaire de renforcer le dialogue social, et de redonner confiance en l’avenir.n
Communiqué de presse n° 38. Jacky Bontems, Secrétaire Général adjoint © CFDT