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Sous la nouvelle enseigne de luxe, l’hôte de l’ancien Sofitel rénové s’est donné un challenge : restaurer le droit divin patronal comme au bon vieux temps. En guise de politique de gestion des ressources humaines, on humilie le personnel et on tente de réduire le rôle des syndicats à néant. Le directeur voudrait prouver son efficacité économique au groupe Accor au dépens de son personnel.
Sans modifier le temps déterminé pour l’entretien des chambres, il a voulu introduire un nouveau service de bouilloires dans les chambres pour que les clients puissent se servir café et thé à volonté.
Mécontent que la période d’essai soit non concluante, il a convoqué le 12 mars dernier, une réunion d’urgence de l’ensemble du personnel de l’hôtel. Là, il a invectivé les Femmes et les Valets de chambre devant tous les salariés les faisant sentir humiliés, sans valeur, car des salariés « sans diplômes » incapables d’assumer ces nouvelles tâches.
Une responsable d’étage s’est mise de la partie en faisant comprendre à certaines femmes de chambre qu’elles lui devaient leur embauche, qu’il fallait rallier ses côtés ou subir les conséquences. Il y aurait même désormais deux catégories : les anciennes et les nouvelles !
Pour les organisations syndicales qui défendent la formation professionnelle tout au long de la vie, la validation des acquis de l’expérience, l’acquisition de compétences et la promotion en interne, trop, c’est trop ! Une intersyndicale se constitue pour restaurer la dignité du personnel et faire comprendre à ce Monsieur qu’il n’y a pas de sot métier.