A Bruxelles, les restaurants dédiés aux parlementaires européens sont gérés par Sodexho (370 salariés) et ceux des personnels du Conseil Européen par Compass (350 salariés).
Or, depuis le 18 avril dernier, ces personnels mènent des grèves, des manifestations et des actions pour attirer l’attention sur leurs sort.
Ils ont repris le travail le 29 avril afin de démontrer leur volonté d’arriver à une solution négociée. A cette fin, les syndicats belges FGTB et SCS doivent rencontrer les employeurs le 10 mai prochain. Ils tablent sur une augmentation de 10% minimum ou la continuation de leur mouvement.
Les personnels des cantines de la Commission Européenne et de l’OTAN ont mené des actions de solidarité.
Les salariés dénoncent leurs mauvaises conditions de travail, les équipements vétustes et surtout le fait de travailler 11 à 13 heures par jour pour 1 000 € nets par mois. Certains contrats de travail stipulent que les salariés doivent sourire aux clients qui gagnent 4 à 5 plus ! De nombreux salariés subissent une précarité exagérée, travaillant avec des contrats d’intérim à répétition – lorsque le parlement est en session à Strasbourg, ils pointent au chômage.
Les syndicats et certains parlementaires accusent Sodexho d’avoir utilisé des intérimaires pour briser la grève et maintenir le service à la clientèle. Comme en France, une telle action est illégale et ils en réclament des sanctions.
Il semblerait que la réaction des députés est fonction de leur sensibilité politique. Les plus à gauche boycottent, d’autres ressentent une certaine culpabilité mais la vaste majorité continue à se goinfrer des steaks frites en feignant l’ignorance.
Nous adressons tous nos voeux de réussite à nos collègues belges !