Dans la matinée d’hier, un huissier de justice s’est pointé à la société Avenance Santé, accompagné d’un délégué syndical CFDT. Sa mission : récupérer une somme due à un salarié ou saisir les meubles de la société d’une valeur équivalente.
Panique chez Avenance ! Les cadres supérieurs au siège social ont du déranger le Directeur Général, Antoine Hennegrave, en lui faisant venir à toute vitesse pour signer le chèque de plus de 20 000 euros. L’huissier a attendu une heure et demie, temps immédiatement facturé à la direction.
En juillet dernier, un Conseil de Prud’hommes a jugé illicite la « mis au placard » d’un salarié de statut cadre qui a été privé d’un emploi correspondant à sa qualification et affecté à des tâches de nettoyage et de préparation des plats. La société s’est vue condamnée à lui verser plus de 63 000 euros d’indemnités et d’intérêts légaux.
Mais voilà, décidée à faire appel, Avenance a retenu une partie de la somme accordée en première instance, estimant qu’elle ne paierait le solde qu’après le jugement en appel. Or elle devait payer la totalité et éventuellement le récupérer dans le cas où elle obtenait gain de cause en appel.
Avenance a appris à ses dépens que même une multinationale ne peut se faire justice elle-même ! Le salarié était dans son bon droit en faisant appel à la force publique et la direction n’a résisté à l’injonction de l’huissier.

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