Les employeurs de la restauration collective ont déclaré hier, 27 avril, aux organisations syndicales présentes qu’ils accorderait seulement 1% d’augmentation au 1er avril « à valoir » sur les résultats d’une négociation avec le gouvernement. Ils souhaitent obtenir les mêmes avantages et cadeaux fiscaux que les autres secteurs de la restauration, dont notamment :
– des aides pour remplacer les salariés en formation,
– et surtout, l’exonération des cotisations sociales sur les avantages en nature.
Sollicitant le soutien des syndicats dans leur démarche, ils ont repoussé toute discussion réelle à une réunion de la commission mixte nationale prévue le 30 juin. Une rencontre du syndicat patronal avec les représentants du gouvernement aura lieu 3 jours avant, le 27 juin. Les employeurs ont laisser entendre qu’une absence de concession de la part du gouvernement équivaudrait à une stagnation du dialogue social dans le secteur.
La CFDT, qui revendiquait une hausse conséquente de la grille des salaires de la branche et l’abandon du « SMIC RC » (déduction de la demi-valeur des avantages en nature du SMIC normal pour le calcul des salaires minima de la profession) a exprimé son fort mécontentement de ce chantage sur les maigres acquis de cette branche.