Un directeur gagne 3 000 € par mois. Un employé gagne 1 500 €, leur salaire moyen est de 2 250 € par mois.
C’est la logique des patrons lorsqu’ils annonce un salaire moyen mensuel en 2005 de 1 608 € dans le secteur des HCR.
Dans certaines études, l’INSEE utilise la même logique pour calculer le salaire moyen au niveau national. La dernière étude publiée remonte à 2003 et ce calcul donnait déjà 2 377,41 € par mois. Si on ajoute l’inflation, on ne serait pas loin de 2 500 € par mois en 2005.
Il y aurait donc un écart négatif de 900 € mensuels entre le salaire moyen mensuel des HCR et le salaire moyen national !
Se gargariser d’un salaire moyen de 1 608 € dans les HCR, c’est de la pure propagande patronale mise en œuvre par l’intermédiaire du journal « l’hôtellerie » pour paraître comme une information « indépendante ».
En 2005, les SMICards des HCR ont touché 6 mois à 1 286,09 € + 6 mois à 1 357,07 € soit en moyenne 1 321,58 € par mois + leurs avantages en nature. Rappelons que les SMICards représentent plus de 50% des salariés de la profession, soit 400 000 salariés et la plupart des autres sont « collés » juste au-dessus.
Or, si on reprend cette étude de « l’hôtellerie » pour les fonctions hébergement et cuisine dans les chaînes : on s’aperçoit que le salaire moyen serait de 1 331 € et 1 413 € respectivement. Ce qui ne couvre pas la différence en salaire brut entre le SMIC et le SMIC majoré des avantages en nature obligatoires dans la profession !
Dans la catégorie « indépendants », il faut admettre que la moyenne est meilleure. Mais comme il s’agit de données obtenues par enquête téléphonique, on peut se poser la question de la fiabilité des informations recueillies. On reste tout de même à environ 150 € en dessous du salaire moyen national pour les catégories employé/ouvrier calculé par l’INSEE (1 724 € et 1 796 € respectivement intégrant 4% d’augmentation par rapport à 2003) .
Et cela, sans aucune correction liée aux éléments mentionnés ci-dessous (heures supplémentaires/39 heures au lieu de 35
)
Les syndicats patronaux ont fait beaucoup d’efforts en matière salariale depuis qu’ils reçoivent des aides publiques… pour manipuler les statistiques !