En Amérique du Nord, Labour Day (la fête du travail – l’équivalent de notre premier mai) a lieu le premier lundi de septembre.
Pour attirer l’attention sur un conflit qui dure depuis plus d’un an avec les employeurs de 14 grands hôtels internationaux, 61 membres du syndicat UNITE HERE ont organisé une occupation du Hall du Grand Hyatt Hotel sur Union Square à San Francisco. Alors que la police intervenait pour les arrêter et leur passer les menottes, ils ont été rejoints par plusieurs centaines de manifestants qui les ont accompagné jusqu’au commissariat chantant des chansons ouvrières et des slogans.
Les 14 hôtels concernés font l’objet d’un boycott organisé par le syndicat qui prend de plus en plus d’ampleur. Selon une source municipale, ce boycott aurait privé les hôtels de 78 000 nuitées et de 47 millions de dollars de chiffre d’affaire.
L’enjeu du conflit porte sur la date de fin du contrat collectif de travail qui régit les conditions de travail et le régime de prévoyance des salariés du secteur hôtelier (un peu comme notre Convention Collective). UNITE HERE souhaite harmoniser les dates des contrats avec l’ensemble des grandes villes américaines et canadiennes – New York, Chicago, Toronto, Monterey et d’autres – afin d’améliorer son influence dans les négociations avec les grandes chaînes internationales qui comptent sur un effet « pot de fer contre pot de terre » pour niveler les salaires et avantages vers le bas.
Cette année, Labour Day à San Francisco a mis l’accent sur l’emploi dans les services. Une autre manifestation a regroupé les personnels non-médicaux des universités et des hôpitaux qui dénoncent les discriminations et réclament l’équité des salaires.
De leur côté, les employés de maison ont annoncé la création d’un service juridique destiné à améliorer leur capacité de défense et à équilibrer les rapports avec leurs employeurs.