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la joieLe syndicat américain UNITE HERE clôture un conflit qui dure depuis deux ans par une victoire sur un groupement d’employeurs représentant la plupart des chaînes internationales ; elles espéraient museler l’ensemble de leurs salariés en faisant plier le syndicat. C’est raté !
Arrachant un accord rétroactif jusqu’au début du conflit en août 2004, celui-ci intervient après de nombreuses manifestations et un boycott prolongé des hôtels en question. Le syndicat a ainsi diffusé de l’information demandant aux touristes de ne pas séjourner dans ces établissements. Idem pour les organisateurs de conférences. Une campagne qui a fini par porter ses fruits car avec chaque mois quelques réservations en moins, les employeurs ont fini par comprendre que résister leur coûterait plus cher que de céder.
Plus de 4200 salariés des 13 plus grands hôtels de la ville ont voté pour la signature d’un accord couvrant leurs salaires horaires, leurs retraites et leur couverture maladie ainsi que leurs conditions de sécurité et un allégement des charges de travail. Il concerne les salariés des hôtels, de la restauration et des services connexes.
Le tourisme est la principale industrie de San Francisco. Le boycott aurait coûté à ces chaînes d’hôtels plus de 46,6 millions de dollars.
Grâce à la ténacité de ces salariés, les travailleurs des HCR de toute la Californie et la plupart des grandes villes des Etats-Unis peuvent espérer une amélioration de leur quotidien.
UNITE HERE représente plus de 450 000 salariés des HCR aux Etats-Unis.

Source : Extrait d’un article de Workers World du 29/09/06 (Article et photo de Joan Marquardt)