Inquiète de l’influence des patrons de bars, la droite gouvernementale leur accorde des primes à la veille des élections régionales… Une honte dans une démocratie comme la France !
En effet, c’est la première fois que l’on voit une baisse des charges sociales même lorsque l’entreprise concernée n’a pas de salarié !
Annoncé le 10 mars 2004, soit 11 jours avant la seule échéance électorale importante avant les présidentielles de 2007, le gouvernement récompense le chantage de l’UMIH. Cette organisation, vous vous souvenez, a menacé d’influencer le comportement électoral de ses adhérents (voir ci-dessous) dont la majorité n’est pas constitué par des salariés mais par des Travailleurs Non-Salariés (TNS).
Sous prétexte de compenser la baisse de la TVA d’ici 2006, c’est un véritable système de primes qui est mis en place au dépens de vous et moi qui cotisons aux régimes de retraite. Car ce ne sont ni les entreprises qui emploient de la main d’oeuvre, ni leurs salariés, qui sont concernées par la mesure, mais bien les entrepreneurs individuels qui votent traditionnellement à droite.
Ainsi, un restaurateur sans aucun salarié touchera une prime maximale alors qu’un hôtelier-restaurateur employeur mais ne servant que des petits-déjeuners touchera le minimum… Un restaurateur employant un équivalent temps plein touchera quelques 150 euros de prime par mois. S’il est en même temps hôtelier et débit de boissons, il touchera moins. Par contre, s’il n’a aucun salarié, il touchera une prime égale à la moitié de la cotisation de retraite, de la cotisation de retraite complémentaire et de la cotisation invalidité décès d’un conjoint-collaborateur.
La droite récompense cette partie de ses électeurs qui n’a même pas l’intelligence d’assurer son propre avenir !