La hausse de 11% du SMIC hôtelier annoncé par le président de l’UMIH, André Daguin, et largement repris par les médias est en réalité une désinformation. Ce taux comprenait en effet, l’augmentation du taux horaire du SMIC normal au 1er juillet de 5,8%. Sachant que là aussi, la hausse annoncée est la plus forte car les GMR (les 5 SMIC) n’ont pas tous obtenu un coup de pouce. L’augmentation du SMIC s’est en réalité étalé selon une fourchette entre 2,1% et 5,8%. Cette partie de la hausse, même si elle se répercute sur les salaires, n’a rien à voir avec l’accord en question.
Dissociée de la hausse du SMIC général, l’effet réel de l’accord est forcément moins fort.
La suppression de la retention en espèces de la demi-valeur des avantages en nature, soit 1,53 € par repas multiplié par le nombre de jours de travail, représente de l’ordre de 5% sur le salaire brut dont 26% (comme pour la hausse du SMIC général) seront pris en charge par l’état dans le cadre des remises de charges sociales.
Ceci dit, contrairement aux employeurs, les salariés doivent verser les cotisations sociales sur leurs avantages en nature. Il faut donc encore retrancher de l’ordre de 16% de ce montant, qui seront perçus par les différentes caisses et non le salarié.
L’effet de cet accord sur le bas de la feuille de paie sera donc loin de l’effet d’annonce d’André Daguin.