L’AG extraordinaire du SNAV empeche la mondialisation de tourner en rond
A la surprise générale et malgré les appels au vote négatif de plusieurs présidents de réseaux qui souhaitaient l’éclatement du syndicat patronal en trois entités (réseaux intégrés, réseaux volontaires et indépendants), le projet des multinationales n’a pas eu lieu.
52% des 37% d’adhérents qui ont voté à l’assemblée générale extraordinaire du SNAV hier, 30 novembre, ont approuvé les modifications statutaires proposées par les dirigeants actuels, qui ne trouvent pour l’instant plus de candidats à leur succession.
Parmi ces modifications :
– la suppression de la limitation du nombre de mandats qui permettra désormais aux dirigeants de se représenter « à vie » ;
– le trésorier et le vice-président devront obligatoirement participer aux travaux du bureau exécutif ;
– la création d’un conseil de discipline et et de déontologie.
Dans les mois qui viennent, il est probable que les masques tombent. Pour mener leur projet à échéance, il va falloir que l’un des chefs de réseau (ou un de leurs hommes de paille) se déclare candidat à la présidence du SNAV.
Pour les salariés, le problème reste entier. Le SNAV n’est plus un partenaire crédible et n’a pas le pouvoir de conclure une négociation engageant l’ensemble de ses adhérents.