Lors d’une récente négociation, le directeur de l’hôtel, qui venait de toucher la partie variable de sa rémunération équivalente à 30% de son salaire annuel (soit 4 mois supplémentaires) a dû avouer aux représentants du personnel que les employés ne toucheraient pas leur intéressement. Raison invoquée : l’hôtel ne gagnerait pas suffisamment d’argent !
Apprenant cette triste nouvelle, les délégués CFDT, se sont mis à chialer (symboliquement) et armés de rouleaux de sopalin, ont arpenté les couloirs incitant les salariés à pleurer le sort de leur intéressement tout en dénonçant « le plombage » des résultats par le versement de primes conséquentes à l’encadrement supérieur. Selon les délégués : « C’est eux ou nous ! Si l’encadrement touche, les salariés ne touchent pas et vice-versa. On déplore qu’on en soit amené là, car tout le monde travaille pour améliorer les performances économiques de l’hôtel ».
Résultat : le directeur refuse de dire bonjour aux délégués CFDT. Quel chagrin !